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60 millions d’euros pour restaurer Notre-Dame de Paris

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Elle est si Bêêllee… Notre-Dame de Paris, sans doute la cathédrale la plus connue au monde… Mais encore faut-il l’entretenir et la restaurer : un accord cadre prévoit le déblocage progressif de fonds pouvant aller jusqu’à 60 millions d’euros.

Vendredi 12, un accord-cadre a été signé à l’Elysée par la ministre de la Culture Audrey Azoulay, le cardinal-archevêque André Vingt-Trois et la maire de Paris Anne Hidalgo, en présence du président sortant François Hollande, pour accélérer la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris et mobiliser jusqu’à 60 millions d’euros sur 10 ans de crédits publics et de fonds privés, selon le diocèse. La cathédrale catholique, qui a fêté ses 850 ans en 2013, fait l’objet depuis des années de travaux de restauration menés par l’État, qui en est propriétaire, en particulier sur la flèche, qui menacerait de tomber et d’arracher la toiture.

Notre-Dame de Paris

Notre-Dame de Paris

Construite entre les XIIIème et XVème siècles sur l’île de la Cité et restaurée au XIXème siècle sous la direction de Viollet-le-Duc, spécialiste notamment de la rénovation d’édifices religieux, Notre-Dame de Paris, chef-d’oeuvre de l’architecture gothique, est le monument le plus visité de France et d’Europe, avec près de 14 millions de visiteurs chaque année. Elle a notamment accueilli l’arrivée de la Sainte Couronne en 1239, le sacre de Napoléon Ier le 2 décembre 1804, les funérailles d’Adolphe Thiers et de Sadi Carnot.  Un Magnificat y fut chanté pour La Libération de Paris de Paris le 26 août 1944 en présence du général de Gaulle. Des cérémonies religieuses y eurent lieu à la mort du général de Gaulle le 12 novembre 1970, de Georges Pompidou le 6 avril 1974, et de François Mitterrand le 11 janvier 1996.

Notre-Dame de Paris

Notre-Dame de Paris

Les travaux porteront sur le chœur, les arcs-boutants de la nef, les vitraux, le portail du transept, le chemin de ronde et la statuaire de la sacristie. L’accord-cadre doit permettre d’accélérer le rythme des travaux et d’accroître leur périmètre. L’apport de l’Etat, qui est aujourd’hui de 2 millions par an, sera complété d’un euro de subvention supplémentaire par euro de mécénat recueilli par la Fondation Avenir du Patrimoine à Paris (sous l’égide de la Fondation Notre Dame), dans la limite de 4 millions par an de contribution publique, soit un montant total de 60 millions d’euros sur 10 ans.